Pour ki je reprezent
Cinquième Kolonne
Piloophaz
Sourire crispé sur la face, j’use de mon joker / Je suis pas le dindon de la farce, honnête même au poker
Souvent la chance m’a souri, je ne suis pas le plus à plaindre / Mais je pense à autrui pour qui le futur est à craindre / combien d’anges ont vu tomber leurs ailes ? / Déchus déçus et c’est pas par manque de zell
Qu’on perd goût à la vie, qu’on ne connaît plus l’envi / Le canon sur la tempe, un doigt posé sur la détente
La détente a disparu au profit de l’inquiétude / La quiétude n’apparaît plus que sous forme d’interlude
Et personne ne se bouge le cul pour nous redonner confiance / Profondément convaincu qu’incurable est la déviance / Plutôt que d’éduquer on tombe dans la répression / Je represente l’âne bâté qui n’a pas peur des coups de bâton / M’a t’on demandé mon avis pour diriger ce pays ? / Va voter , c’est pas pour autant que tu seras coté / En bourse chez les castrats ferme ta gueule et puis casses-toi / Ici ne compte que sur toi et sur l’aide de ta cliqua / Mes frères sont mécontents mais personne ne nous entend / Et les problèmes nous hantant poursuivront nos enfants!
Tu crois que je plaisante mais tu sais pas pour qui je représente / Les refrés sentent quand l’atmosphère devient oppressante / Menaçante, dans leurs cerveaux nos rimes omniprésentes !
Fisto
J’suis comme un répliquant / A la première mesure je réplique en m’impliquant / Les magouilles politiks qui rappliquent à chaque élection / J’t’explique qu’en plus de 20 ans / J’ai jamais trouvé ce qui était sensé me représenter / Hanté par la flicaille, administration sclérosée / Ma ville reste une poudrière prête à exploser
la vérité blesse / Je dresse le portrait précis d’une jeunesse abonnée au stress / Etat dépressif climat nocif J’navigue entre les fantômes du passé et les récifs d’un avenir floué / Cloués au bitume mes rêves de gamin se sont écroulés / Laisse couler le flow que je vide vide mon sac en vrac Mate :les jeunes craquent / J’braque ma plume sur la tempe d’une société réac’ qui part en couilles / Les pieds enchaînés à mes incertitudes
je traîne ma dégaine et ma solitude du nord au sud......