Part D'Ombre 3
Cinquième Kolonne
Estime inexistante, crainte du bonheur, esquives persistantes
Si je tente d’y remédier, qu’est ce qui m’arrive, je pars à la dérive et je plante,
Toutes mes chances, c’est pas méchant, souvent je fais le mauvais choix,
Mes rêves échouent, la crainte de l’échéance fit de moi une nouvelle proie.
Que tu le crois ou non, je demeure sincère conscient d’être un couillon,
La poésie amère, ma vie n’est qu’un brouillon,
Un bouillon d’expériences, souvent ratées faut se l’avouer,
A rester faible face à ses sens, la race humaine est toute vouée.
Vous et toutes vos mœurs, à la bassesse vous faites honneur,
Attends ton heure, pour être heureux quelques secondes joues les voleurs,
Mais l’égoïsme n’engendre pas le courage, chaque détour montre,
Que le but à atteindre, nous attire, nous effraie, tout ça me tourmente.
Pour qu’à mon tour je mente, trahisse les miens par trop d’alcool,
A vouloir vivre comme un châtelain, je finirais seul dans une alcôve,
Comme con qui chaque jour à voulu croire en la simplicité,
Le mépris à force de le recevoir, naquis la réciprocité.
Si t’es des miens cherches à me comprendre même quand je fais n’imp’,
Nos liens j’y tiens, mais parfois faut que je détende ma pensée et ses limbes.
C’est là que le bas blesse, j’ai rien trouvé mieux que le suicide,
A petit feu certes, mais je suis trop triste quand je suis lucide.
Lucifer, lui sait y faire, pour maquiller ce qui est bon,
A croire que j’aime souffrir frère et puis payer pour ce qui est don.
Mais dis donc, suis je compliqué ou est ce mon entourage ?
Je tente de suivre une ligne, d’écrire ma vie, mais y’a trop de merde en marge.
Marches pour ta gueule, en amitié de moins en moins souple,
Lâche pour ma gaule, besoin de compagnie quitte à niquer un couple,
Ce couplet, n’excuse rien, c’est clair que tout est ma faute,
J’ai perdu mes moyens face à une muse qui fut encore moins forte.
Ce qui prouve bien, que j’ai beau me plaindre, les tortures sont communes,
On veut s’éprendre, puis s’étreindre, au final tout n’est que brume,
Et le baume au cœur que tout ça t’apporte se transforme en remords,
On pensait agir pour notre bien, c’était peut être le cas, qui a tord ?
J’en sais rien , j’ai pas de réponse, là est le problème,
Chaque matin faut que je renonce ou que j’accepte de perdre ce que j’aime.
Et je t’assure que dur, Ok, le vide tout le monde l’a connu,
Mais j’ai jamais rien eu à part le confort matériel pour mon cul.
Et le droit de choisir, ça beaucoup de monde pourrait me l’envier,
Mais je fais que moisir, la fainéantise fait que ma vie part en biais.
En bien ou en mal, qu’on parle de moi et bien je m’en branle,
Trop égoïste et amoral, je ne suis qu’une porte sans chambranles,
Condamnée, chaque jour ma chaire à s’endurcir s’acharne,
Charnier de pensées mortuaires ma personne n’a plus aucun charmes,
Armée par le dépit, près à souffrir chaque seconde,
De la mélancolie épris, fils, c’est juste ma part d’ombre.