Nuits Sans Ivresse
Cinquième Kolonne
La vie me lasse, les filles me larguent, pour les cordes de mon cœur trop de tranchantes fines lames
Le mélodrame nargue et horripile l’âme.
Dans le fond je ne suis qu’un cancre mis à l’écart de sa classe
Ca me blase, connaître le manque malgré une vie de rêve, ça glace.
La grâce je ne l’attends pas pour toutes mes conneries
Ce que j’ai fait ou ce que j’ai dit, je veux qu’on le comprenne qu’on me jette plus le discrédit.
J’édite ma vie sur la ne-scé ou disques pressés
Chacun son avis, mais ce que j’écris seul moi peu le rabaisser.
Le froid du chrome sur la tempe, non je manque de trempe, mon vice est l’attente
La tristesse comme amante, les larmes du clown son latentes,
Les larmes de clous rendent croyantes les masses de l’existence déçues
Des déchus le chantre je n’ai su en accepter l’issu.
J’ai su ce que l’on me réservait ce à l’age de 14 ans
Chute scolaire observée, pensées morbides, le caveau se creusant.
Osant le conter, je pensais que tout ça disparaîtrait
Spleen indompté, mon être hère, s’étreint mais connaît la détresse.
Est-ce pour ça que je me détruis, trop de teshi et de vodka
Le malsain me fut instruit de la poignée de main à la vodka.
En tout cas, faut que ça émane, que ça soit en explosant le Numan
Un pète, une dose de malte, quand je me défonce y’a pas de « Yeah Man ! ».
Y’a rien de cool là-dedans, la corde coulisse et sur mon coup je la sens
Chaque instant un larcin pour les protagonistes blessant.
Alcoolique naissant, le suicide monte en puissance
Mon être se nourri de cendre, voilà ce que mon monde encense.
Je crame mes nuits sans ivresse, perché sur mon Everest,
Les rêves restent et percent les carapaces épaisses,
Appaisé par la nuit qui me berce, poumons encombrés je regarde le ciel tomber.