Mortes saisons
Cinquième Kolonne
Mortes saisons passent, les mois se ressemblent tous / Des fois j’ai l’impression que même l’enfer nous repousse / Mortes saisons passent, les mauvaises graines poussenT / Printemps été automne hiver vécus envers et contre tous !
Fisto
Je balance un semblant de vérité semblant irrité l’humilité / De nos vies héritées j’effrite mes dernières illusions / Comme la dernière boulette de shit d’un mec en prison / Brisons la glace que mes vers tenaces déversent toute leur rancœur/ Ma vie se perd dans le froid qui me berce de sa rigueur / Anesthésie mes rimes ma vigueur amère liqueur / Substitut de flagrance arrières saisons au goût rance, / Dans mon cœur trop d’errance désert dense je danse / Sur une symphonie pastorale recalé à l’oral / Je place ce texte dans un vortex d’interrogations en quête de morale, / Une chorale de mauvais sentiments cimente mes relations, / Obstinément entre les gens je m’octroie le rôle du méchant. / C’est comme un vieux 16mm défilant devant mes yeux, / J’en suis qu’au printemps de ma vie pourtant merde je me sens vieux / Vaut mieux passer outre cette existence tentaculaire, / Rien de spectaculaire, a part la peine contenue dans nos globes oculaires. / Erige le périscope y’a trop d’intempéries, les potes pourrissent,
Nourrissent de faux espoirs qui face au temps périssent, / Hérissé d’épines je parle en connaissance de cause / Dans mon jardin secret les fleurs du mal sont toujours écloses !
Piloophaz
Printemps été automne la vie est un fait d’hiver, / sombre et monotone dans le froid elle se perd. / Espérer pouvoir se libérer de ces sentiments saisonniers, / Prisonnier aliéné, par cette vie de routinier. / Je ne peux le nier j’ai du mal à trouver le sommeil, / Faut avancer reculer ce putain de réveille / D’une heure d’une année c’est pareil ! / Séparé de la réalité par le décalage horaire. / Naître en climat tempéré n’a pas tout pour plaire.
En pour parler avec moi même ,papillon éphémère / La mort est ma drôle de prière mais ça m’a pas pris hier, / Dans ma tète elle ricoche, je ne sais à quoi m’accrocher, / A par ce rocher qui fait battre mon cœur et ma tête hocher, / S’acharner sur son hochet, refuser de grandir, / Mon bain de jouvence c’est le mic et le faut de le brandir! / La vie est une mélodie à toi d’écrire la partition, / Mais le solfège ne suffit pas à écrire une chanson. / Je reste ici à bosser pour un avenir incertain, / Profitant des éclaircies cherchant à éviter le destin.
Est un rêve que de vouloir modeler sa vie comme de l’argile. / Vulgaire grain de sable à l’existence fragile.
Perdu dans un sablier continuellement retourné. / L’esprit habité hanté par la morosité. / L’avenir sera le fruit de ce qu'on fournis aujourd’hui, / Et comme on glande qu’adviendra t’il ça je me le demande,
mis à l’amende je me lamente sur mon sort et celui des autres, / Le pessimisme à fait de moi son nouvel apôtre ! / Le déjà vu s’amasse je me lasse de quoi perdre la raison, / Le temps passe et rien ne change à par les saisons !
Fisto
Ouais Piloophaz je sais que t’as raison, rien ne change à part les saisons, / Même vision, collisions de la réalité avec nos fictions. / Ainsi le scénar se complique strip-tease de l’âme sur le triptyque, / Le diable tripe si je flippe c’est le strict minimum dans son scripte, / Un pandémonium qui s’inscrit ici en filigrane, putain d’hologramme / Vu que je représente l’encéphalogramme, / Du pavé, fleur décharnée ,sur qui le sort s’est acharné, / Sur le charnier, le cœur fané rejoindra l’esprit borgne, / Borné à occulté l’espoir, mort né j’oscule le morne journée, / Passée à faire leur pain en une seule fournée, / Plantes carnivore dans leur propre piège enfermées, / La tête et la tige vers l'asphalte à jamais tournées !
Piloophaz
A mon tour j’ai encore pas mal de choses à déballer, / Vivre au milieu des tours n’est pas pire que ma morne vallée. / Aller vous faire foutre avec vos ententes hypocrites étreintes, / Je suis déçu en outre que l’homme enfante et éduque en feinte, / En fin de compte faut que des yeux des enfants le soleil sorte, / L’amour qu’on leur porte évite de tomber dans les saisons mortes, / Mais la grisaille est plus réelle le linceul se confesse,
Les représailles feront des étincelles voici ma seule promesse. / La messe est dite même si les jeunes n’ont plus le courage d’y croire./ Car chaque jour la vie réédite la veille et son lot de déboires. / La boisson dans ma chope et le teshi dans ma clope, /Depuis que l’ennui m’a shooté, tous deux me servent d’escortes !