Le Chant De Kaly
Cinquième Kolonne
Piloophaz
Me faut il implorer afin de savoir ce qu’il se passe,
L’un des deux doit il pleurer, cette douce mélodie laisse des traces,
Assez pour que le feu qui t’anime puisse tour à tour te givrer,
Le bon du mauvais je ne peut distinguer par le doute enivrer.
Il est vrai que cette fois ci l’envoûtement fut voulu,
Pas facile de se livrer le tourment agrémente mon dévolu !
Evoluée, recherchée sa partition est mon complexe,
Je ne sais jouer des sentiments comme tout Candide que l’on blesse.
HOMELESS, mon cœur est un chien sans laisse,
Ne pas connaître la voix de son maître telle est sa seule faiblesse.
Laisse médire les plus conscients et vois ton âme dévorer,
Par la beauté de ce chant tu ne peux que l’adorer.
Tes sentiments comme offrande, même si la déesse reste indifférente,
Chaque mouvement de sa langue fait qu’à ses pieds tu rampes,
Ampli d’amertume quand de ta mémoire il s’efface,
Mais quand tu retrouves l’air de ce prélude tu ne peux y faire face,
Fisto
23 ans d’existence, trop de distance entre moi et les gens,
Pour pouvoir plaider non assistance à personne en danger,
je croyais que j’avais changé, Mon vécu et mon ego au fond d’un tiroir bien rangés
Rongé par les remords, mais pas du genre à chanter Mi Amor,
La bave aux lèvres, rester dans l’arène comme un taureau mis à mort,
de bâbord à tribord, rien de neuf sur mon esquif,
Mener sa barque seul, conscient qu’au fond de soi on esquive,
Les remises en question, en se disant que c’est peine perdue,
Ne pas se raccrocher quand en fin de compte la haine perdure,
Promener son regard nostalgique sur le passé,
assez de précision pour toucher le point névralgique et placer,
ma vision de la vie, entre Mesrine et Shakespeare,
Relents de rancune dans les aires chaque fois que j’expire,
C’est pire que je croyais, Les Chants des sirènes finissent par te noyer,
Et au fond de ton cœur, les chimères se remettent à aboyer !
Communiquer ? c’est le credo de notre époque,
J'essaie de me livrer,mais je constate qu’un truc me bloque,
J’évoque un manque de confiance, habitué à la méfiance d’autrui,
Pas de délivrance, et je crois qu’on kiff quand on se détruit.
Piloophaz
Une fois de plus je me sens lâche, de ne pas pouvoir en parler,
Derrière des métaphores je me cache, je te jure je suis complètement larguer,
Seul pleureur , il faut très peu de temps à mon coeur pour s’ouvrir,
Encore moins pour que le désir le fasse souffrir.
Sous fifre, esclave de mes plus profonds sentiments,
J’extirpe tout ce qui m’attriste en me cachant et en chialant,
Et merde ça me reprend, je la trouve encore dans ma tête,
Souriante et pleine de joie, et la voir partir ça m’inquiète,
Je voulais vous parler d’amour sans être lourd et peut être qu’un jour,
Celle que j’idolâtre, me regardera enfin du haut de sa tour !
Et ça tourne et ça tourne, mais mon film n’avance pas,
Je ne connais que le début et la fin j'y pense même pas
Trop peu de motif me pousse à être optimiste pour demain,
Trop émotif, la muse s'amuse et consume mon chagrin,
Pour voler j’ai besoin d’elle, mais ce soleil me brûle les ailes
Conséquence je rouvre toutes les plaies panser avec souffrance.
Souvent je prends plaisir à sombrer dans le spleen,
A croire que la voix de Kali dans la douleur demeure divine,
Visiblement je fus l’élu de je ne sais quelle occulte force,
De l’amour je suis repu, car ses tumultes m ‘écorchent.......
Fisto
Suivre ses émotions, je voudrais voir ça comme le saint Suaire,
Que ça lave tous les affronts, les sueurs froides sur nos faces mortuaires,
Mordu à l’hameçon, Mauvais élève, pas retenu la leçon,
Besoin d’affection, fallait que ça ressorte de toute façon,
Mais autour de moi, j’en vois pas tellement que ça rend heureux,
2,3 regards amoureux mais les gens entre eux sont trop peureux.
Trop poreux, un cœur gonflé par le vide,
J’évite de laisser parler l’émotion, une sorte d’évanescence,
Depuis la naissance, pas facile de vivre sans père, grandir sans repère,
En perdre le goût d’aimer l’autre, prostré dans son sanctuaire,
Sanctifier mes relations, je veux plus de rapports bâclés,
Mais si je t’invite dans mon cœur, c’est pas pour autant que je te donnerais la clé.